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Mairie de Villefranque

65 route de Saint-Pierre-d'Irube
64990 VILLEFRANQUE

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Architecture sacrée

L'Eglise

Date de construction : XVIIIe

Propriété de la Commune, l’église est protégée par les Monuments Historiques : inscrit MH le 19/10/1927 

 Historique : Cette église est typiquement de style labourdin, avec son caractéristique clocher-fronton triangulaire en pierre de taille et son porche dallé  de tombes de notables ou de religieux. Sur le mur Est, on retrouve le banc de pierre sur lequel les jurats délibéraient sur les affaires du  village après la messe.

L’église possède une nef unique datant du XVIIIe, des galeries de bois aux poutres sculptées (une de ces poutres porte la date 1632). Elle  abrite de même un remarquable retable relatant le supplice de St Barthélémy, Saint à qui cette église est consacrée.

 De 1907 à 1914, Mlle Olhagaray, propriétaire de la maison Petit Bercail, fait bâtir à ses frais une seconde église près de sa maison, afin de  compléter  l’église  Saint-Barthélémy,  jugée  insuffisante.  De  1918  à  1920,  après  une  interruption  due  à  la  1ere  Guerre  Mondiale,  la  construction de l’église s’acheva. Elle fut par la suite démolie en 1968, tout comme la sacristie attenante.

On retrouve par contre une chapelle au sein d’une maison privée, au Quartier Sainte Marie : il s’agit de la maison Oihanburua.

 Descriptif : Elle possède un chevet à 3 pans, une nef à 4 travées. Le gros oeuvre est en moellon d’enduit avec une couverture de tuile et d’ardoise.  Elle abrite de même le tombeau de Mgr Jean St Pierre, un grand écrivain basque. Au cimetière, on trouvera des stèles discoïdales.

Elément : Porte des Cagots. Les cagots étaient les parias de la société. Présents dès le Moyen-Age, on pense qu’ils étaient des descendants de peuples vaincus ou  encore des juifs, cathares, sarrasins, gitans, qui se cachaient parmi les lépreux. Dès leur naissance, ils étaient inscrits comme Cagots sur  les registres paroissiaux et devaient porter à vie un signe distinct : une patte d’oie coupée dans un drap rouge.

On les accusait d’être responsables de tous les maux du village, étaient victimes de discrimination dues à de nombreuses superstitions  populaires.

A l’église, ils ne pouvaient emprunter le porche d’entrée, mais une porte latérale dite des cagots qui leur était destinée. Ils avaient ensuite  leur propre bénitier et ne devaient en aucun cas se mélanger au reste de la population. Généralement, ils étaient menuisiers, tonneliers ou  charpentiers, le bois étant un des seules matières qu’on les autorisait à toucher et travailler.

Croix, croix de chemins et de rogations

Les croix sont essentiellement de tradition chrétienne. Beaucoup de croix ont été édifiées en commémoration d’évènements liturgiques  rythmant la vie d’une communauté, les missions pastorales, les jubilés. Ces croix sont connues sous le nom de Croix de Rogations ou  monumentales. Plusieurs fois par an, et en particulier durant les 3 jours précédant l’ascension, des processions se rendaient jusqu’à ces  croix réparties un peu partout sur la commune afin de demander la bénédiction divine pour les récoltes et les animaux.

Curé en tête, la procession des paroissiens traversait le terroir de part en part, s’arrêtant aux croix pour bénir les prés et les champs. Chaque journée était consacrée, en principe, à la bénédiction d’un type particulier de culture : prés, champs, vignes ou quelque autre culture secondaire. Le but était évidemment de garantir, par des prières adéquates, la prospérité de la communauté villageoise en immunisant ses diverses productions contre les attaques des forces obscures. C’est pourquoi il importait aux paysans de disposer des croix aux endroits stratégiques, certes au bord des chemins, mais donnant sur les prés et les cultures. 

D’autres encore, au -delà de leur aspect religieux, pouvaient servir à définir et orienter l’espace (selon les points cardinaux) et ponctuent  ainsi le carrefour ou la croisée des chemins. Ces croix sont appelées Croix de Chemins.

 Identification : Croix de rogation de Mendiburua , Croix de chemin de Gelosea (1954), Croix de Berrogaïn

Stèles discoïdales

Les  stèles  discoïdales  font  incontestablement  partie  intégrante  de  l’art  funéraire  basque.  Bien  que  l’on  en  trouve  aussi  dans  d’autres  régions ou pays, l’élaboration de ce type de monuments funéraires est vraisemblablement plus poussée dans notre région.

 Les stèles sont composées d’un socle de forme généralement trapézoïdale, surmontée d’un disque. Les disques, et parfois les socles, sont  sculptés avec des motifs variés, d’influences pré-chrétiennes (monde solaire) ou chrétiennes. La tradition était de placer ces stèles du côté  de la tête du défunt, parfois orienté Est-Ouest (jeu d’ombre de la stèle sur la tombe) ou orienté Ouest-Est (afin que le défunt voit le jour se  lever).

Il est important de préciser que les cimetières antérieurs au XIXe siècle avaient une configuration différente des cimetières actuels. Avant  la  standardisation  et  l’usage  des  caveaux,  les  cimetières  basques  étaient  des  jardins,  dans  lesquels  étaient  disposées  les  stèles.  Aujourd’hui,  on  trouvera  ces  stèles  dans  les  cimetières  ou  à  proximité,  souvent  déplacées  et  accompagnées  de  stèles  tabulaires  très  anciennes ou des croix plus classiques.

A l’origine les stèles ne portent par le nom des défunts, sauf à partir du XVI – XVIIe où la mode des épitaphes se développe. De même,  les dates qu’elles arborent ne témoignent pas du décès du défunt, mais de la date de création de la stèle.

Les « créateur » des stèles nommés « hargins », étaient la plupart du temps paysans qui perpétraient cette tradition de père en fils. Ils  eurent une grande influence vers le XVIe – XVIIe siècle.

Le village de Villefranque conserve de très beaux exemples de stèles de type labourdin, et plus particulièrement du style dit de « Bas-  Adour ». Ce style apparaît  au début du XVIIe siècle et se retrouve sur les différentes communes de St Pierre d’Irube à Bardos.